LAURIANNE MELIERRE – Journaliste, animatrice


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Comment ne pas être impressionné par cette jeune femme fan d’huîtres et de Polnareff ? Elle qui à première vue est très inspirée par les cultures urbaines et modernes ? Pour résumer, Laurianne est journaliste, ex rédactrice en chef du site lifestyle de L’Obs, animatrice principale de la web-radio Rinse France (les matinales, de 9h à midi toutes les semaines), a hosté des Boiler Room à Paris, tenu une chronique pour radio Nova avec Edouard Baer et écrit notamment pour Les Inrocks, Grazia ou Libération. ça déconne pas ! Enfin… si, tout de même un peu. Voici son histoire.

– D’où viens tu ?

Là, de mon lit, mais j’ai une excuse : j’étais off.

Sinon, en vrai, je suis née à Lyon avant de très rapidement filer pour Paris après un passage éclair à Bordeaux. Et j’espère que cette question n’est pas suivie d’un « et où vas-tu ? »

– Quel est ton parcours ?

J’ai fait pas mal de choses… Comme une grande partie de ma génération, j’ai été biberonnée à Culture Pub, et j’ai rapidement rêvé d’une carrière dans la publicité. J’ai démarré à l’agence La Chose, où j’ai fait de la conception-rédaction. Et puis j’ai vite réalisé que j’aspirais à écrire des choses plus construites que de courtes baselines. C’est à partir de là que j’ai contacté quelques rédactions, pour écrire des papiers. Je me suis fait une plume avec des titres qui se montaient, comme Paulette, avant d’être embauchée à Glamour, qui cherchait quelqu’un pour restructurer la rubrique mode de leur site web. J’y suis restée un peu plus de 3 ans avant de reprendre le site lifestyle de L’Obs et de débouler dans le monde de la musique avec la radio Rinse France. Nova a suivi à la rentrée 2016.

– Que voulais-tu faire étant petite ?

J’allais être astronaute, évidemment. Je n’ai d’ailleurs pas perdu espoir.

– Présente-nous ton ou tes tafs ?

A L’Obs, j’ai articulé la ligne éditoriale du site, distribué mes idées à des pigistes, voyagé beaucoup, rencontré pas mal de monde. Pour Grazia, Vice, The Good Life, Libé et les autres, je suis un rat de bibliothèque : je m’enferme quelques nuits de suite et je rends mes textes. Pour la radio, je crie, je ris et je pleure au micro.

– Des influenceurs ? Dans le métier ou dans ta vie de tous les jours ?

Polnareff, ça compte ? Sinon, mon boucher m’inspire tout particulièrement. Il fait un gâteau de foie de l’enfer et ne regarde jamais la balance quand je lui prends de la salade de museau. Comme tous les Parisiens, je suis persuadée de connaître « le meilleur boucher de Paris ». Sauf que dans mon cas, c’est vraiment vrai.

– Une journée type ?

Franchement, je ne vais complexer personne : je ne suis pas le genre de meuf « réveil 5h30 yoga jus de citron ». Une journée, ça commence à 9h et ça se termine à minuit, comme dans Cendrillon. Parfois avant, si j’ai un avion à prendre (j’ai toujours les vols de 6h du mat). Je jongle entre toutes mes activités tout au long de la semaine. On me demande souvent si j’arrive à tout gérer, mais je pense que tout est une question d’organisation.

– Comment te comportes-tu lorsque tu travailles ?

C’est une question difficile… Quand je dois écrire, je deviens un peu associable, je ne parle à personne, je ne sors pas trop. Pour la radio ou les événements que je hoste, c’est l’inverse. Je saoule la terre entière, j’ai besoin de me chauffer, de sauter un peu partout. Je deviens hyperactive.

– Quel est ton actualité ?

Je suis sur pas mal de projets qui sont encore un peu secrets. Réponse dans quelques mois, mais ça peut être cool. Je réfléchis à ajouter un quatrième média à mon arc. Héhé.

– Un conseil pour ceux qui veulent faire la même chose ?

Garder une idée très précise de ce que l’on veut faire, s’entourer des bonnes personnes pour avancer, et ne jamais avoir peur de demander ce que l’on veut. Prendre les échecs comme des manières de s’améliorer, de se prouver que l’on peut mieux faire. Et surtout, surtout, faire la distinction entre les moments où l’on s’amuse et ceux où l’on travaille. Dans nos milieux (mode, musique), ils se ressemblent tous, mais il ne faut pas tomber dans le piège.

– Quand tu veux te détendre quel est ton endroit préféré ?

Je répète très, très, très souvent que mon lit est l’endroit le plus confortable de Paris.

– Les « belles personnes » autour de toi ?

Toutes celles que je distingue à peine derrière un double plateau d’huître. Celui à étages avec le tourteau au-dessus.

– Une phrase que tu répètes tout le temps et qui pourrait te définir ?

« Vas-y ! Tu veux pas me faire sonner ? »

 

Pour la suivre

Instagram / Snapchat / Twitter : @LaurianneMe